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JUSTICE 89e Année Edition N°18 Jeudi 30 Avril 2009

JUSTICE 89e Année Edition N°17 Jeudi 23 Avril 2009
L’ internationale
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Debout ! les damnés de la terre
Debout ! les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère :
C’est l’éruption de la fin
Du passé faisons table rase
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !
PARTI COMMUNISTE MARTINIQUAIS
Conférence de Presse du 21 avril 2009
Etats généraux de l’Outremer : La position du Parti Communiste Martiniquais.

JUSTICE 89e Année Edition N°15 Jeudi 08 Avril 2009

JUSTICE 89e Année Edition N°14 02 Avril 2009

JUSTICE 89e Année Edition N°13 Jeudi 26 Mars 2009

JUSTICE 89e Année Edition N°11 Jeudi 12 Mars 2009
Par soucis d’information de la Rédaction sur les événements des Antilles ces dernier jours, et la distribution du journal étant perturbé en raison de la grève général qui se déroule actuellement à la Martinique, Justice vous offre exceptionnellement la possibilité de télécharger intégralement les numéros concernés durant toute la durée de la grève dans la section téléchargement du site : http://journal-justice-martinique.com/telechargement
Louis Delgrès est né le 2 août 1766, à Saint-Pierre (Martinique) et décédé le 28 mai 1802, Grand Parc – Saint-Claude (Guadeloupe).
Officier rebelle et opposant déterminé au rétablissement de l’esclavage en Guadeloupe en 1802, il fut l’un des personnages les plus prestigieux de l’histoire de la Guadeloupe.
Il sert dans l’armée des républicains français à la Martinique et accède en 1793 au grade de Capitaine à titre provisoire.
DISCOURS
Prononcé par:
Georges GRATIANT
Maire du Lamentin
Aux obsèques de :
Suzanne, Eulalie, MARIE-CALIXTE
24 ans, couturière, quartier « Florinde »
ÉMANCIPATION DES HOMMES PAR LA TRANSFORMATION DE LA SOCIÉTÉ.
NOTRE PLUS PROFONDE RAISON DE VIVRE
Des son premier numéro « Justice » prononce un engagement solennel : il sera la voie des travailleurs et l’instrument de leur organisation syndicale et politique. Plus précisément,il annonce qu’il sera le guide et le porte-parole de la classe ouvrière durement prolétarisée et unifiée dans les champs de canne et les usines par un patronat qui ne connaît pas,à ce moment là,le frein de la légalité.
Il tiendra parole en affrontant, avec les travailleurs, grèves et élections sanglantes, protestations populaires où le forces de répression feront des tués jusqu’aux années 70.
Ce seront les amendes et les saisies périodiques, les condamnations prononcées par des juges stipendiés et parfois l’assassinat pur et simple.
Mais,grâce aux combats menés par les travailleurs guidés par notre journal,une législation sera imposée dans le monde du travail et nous connaissons aujourd’hui une avancée démocratique qui constitue un progrès par rapport à la situation coloniale du début du siècle.
Aujourd’hui l’arme est là, intacte entre nos mains, en d’autres mains. Mais, fidèle à son passé de lucidité et de fermeté, « Justice » peut dire qu’il n’a pas démérité, qu’il a tenu son engagement. Modifiant selon l’évolution démocratique des masses l’objectif politique immédiat, passant par exemple de la politique de départementalisation à la politique d’autonomie.
Quant à l’objectif final -l’émancipation des hommes par la transformation de la société-il est, comme dans le passé, dans le cœur de chacun de nous et constitue notre plus profonde raison de vivre.
Aujourd’hui, avec une classe ouvrière éclatée, une économie compliquée par l’intervention imprévisible des machines, notre lutte est plus compliquée et « Justice » doit affronter des problèmes plus difficiles à maîtriser. Mais son glorieux passé de lucidité et d’efficacité est un gage pour une heureuse contribution à la lutte des travailleurs de l’époque nouvelle.
Je n’ai pas cité de noms dans cette traversée du siècle par notre journal. Nous avons été tous à la peine, tous nous pouvons nous féliciter que « Justice » soit vivant entre nos mains. Mais il serait inconvenant de ne pas rappeler 2 ou 3 noms : MONNEROT, DEL, BISSOL, SYLVESTRE, NICOLAS….
Nous publions ci-après un article d’Aimé Césaire du 2 février 1956 sur le rapport de la XI ème Conférence fédérale d’août 1955 de la Fédération de la Martinique du Parti Communiste Français (PCF) de Camille Sylvestre. L’intérêt de cet article c’est qu’Aimé Césaire y explique son accord avec la politique de la Fédération communiste exprimée par Camille Sylvestre, à savoir que la Martinique, malgré la départementalisation est une colonie ; qu’elle subit une oppression coloniale et impérialiste de la France, oppression économique, politique, sociale et culturelle ; ainsi que la discrimination raciale. Et il dit son accord sur le nouveau mot d’ordre adopté par la Parti Communiste pour les élections législatives de janvier 1956, à savoir la gestion de leurs propres affaires par les Martiniquais. On sait que Aimé Césaire a démissionné du PCF en octobre 1956 avec pour motifs, entre autres, que les communistes ne tenaient pas suffisamment en compte la situation spécifique de la Martinique et leur assimilationnisme. Article à verser au dossier de l’Histoire politique de la Martinique et au chapitre « Vérité ».
L’IMPORTANCE DE L’EVENEMENT
Quand Paul VERGES, au nom de toutes les délégations présentes, eut donné lecture de la déclaration finale, quelqu’un dit dans le public :
« Nous venons d’assister à une grande chose »
Personne ne se trompe sur l’importance de l’évènement.
Elle est grande.
Le branle-bas chez l’adversaire avec ses réunions convoquées à la hâte ; l’avalanche de motions « patriotiques », notamment dans l’île de la Réunion,l’impossibilité pour l’O.R.T.F. et la « grande presse » de faire le silence sur notre Convention ;autant d’indices de la grande portée qu’auront ces trois journées d’Août.
Dans ces dernières années, la lutte pour l’autonomie dans nos quatre pays a marqué des progrès certains.
Sur ces progrès, il fallait faire le point d’une part et le faire ensemble, Guadeloupéens, Guyanais, Martiniquais et Réunionnais réunis.
Il fallait d’autre part déterminer ensemble de quelle manière faire faire de nouveaux progrès à notre cause commune qui est celle de nos masses laborieuses et de nos peuples.
Trois journées de travail intense et responsable pour répondre aux questions que des centaines de milliers de gens se posent aujourd’hui dans nos pays.
Sur quels principes se fonde la revendication de l’autonomie ?
Quelle autonomie ?
L’autonomie pour quoi faire ?
Autrement dit : quels principes ? Quel statut ? Quel programme ? Comment changer de statut ?
Sur ces quatre points, la Déclaration finale répond.
Mais elle ne dit pas tout.
Un texte nécessairement ramassé ne peut contenir l’intégralité de ce qui ressort de cet échange d’expériences entre 4 peuples
C’est en popularisant la Déclaration, en expliquant et en développement, que nous en tirerons pour les masses populaires, toute la richesse.
Et de même qu’au Morne Rouge, nous, partisans martiniquais de l’autonomie, nous avons travaillé ensemble. C’est ensemble que nous devons dans la période qui s’ouvre, mener le combat d’explication pour rendre irrésistible la volonté des masses d’arracher l’autonomie que nous avons définie.
PARTI COMMUNISTE MARTINIQUAIS
BP 4069 Angle des rues André Aliker et Emile Zola -Terres Sainville
FORT-DE-France 97200
Tel : 0596 71 86 83 ; Fax : 0596 63 13 20
Email : ed.justice@wanadoo.fr
Yves Jégo est rentré à Paris dans la nuit de jeudi à vendredi. Le secrétaire d’Etat à l’Outremer doit participer au conseil des ministres ce matin pour évoquer la situation et la crise aux Antilles. Avant de quitter la préfecture de Martinique, il a présenté les réponses de l’Etat face à cette grève générale : 39 propositions au total pour tenter de répondre aux revendications du collectif du 5 février. Premier chapitre de ce document : la baisse des prix. Sur les produits de première nécessité, le gouvernement entérine la baisse de 20% d’une liste de « 100 produits repérables par les consommateurs et commercialisés partout en quantité suffisante ». Viendrait s’ajouter à cela, une enveloppe de 13 millions d’euros permettant de diminuer le coût des importations. La prestation de restauration scolaire serait aussi revalorisée de 20%. Quant aux tarifs bancaires et des télécommunications, ils devront faire l’objet d’une nouvelle négociation. Pour les carburants : baisse immédiate de 8 centimes pour l’essence et de 10 centimes pour le gasoil et une transparence totale du rapport sur les prix des carburants. Dans le même ordre d’idée, toute une série d’engagements est entérinée: des moyens pour l’Observatoire des Prix, Restructuration de la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, Gel des augmentations de loyers, plan de relance du BTP de 23 millions et demi dès cette année, enquête sur le prix de l’eau et de l’électricité… Concernant les salaires : les 50 mille plus bas revenus recevraient une prime de 200 euros dès le mois d’avril et le RSA (Revenu de Solidarité Active) s’appliquerait en 2009 pour 25 mille familles modestes. Selon les cas, ce complément de salaires s’étalerait donc de 26 à 590 euros.
Les propos du secrétaire d’Etat à l’Outremer n’ont pas convaincu les membres du collectif du 5 février. Réunis à la maison des syndicats après avoir rencontré Yves Jégo, les membres du collectif du 5 février ont estimé que les propos du secrétaire d’Etat étaient vraiment hors sujet : pas question de céder dans ce conflit, seule la mobilisation fera aboutir les revendications. Toutefois, deux avancées sont à noter : des mesures seront arrêtées en cette fin de semaine afin que la population puisse s’approvisionner dans les commerces de proximité. Par ailleurs, une collecte des ordures sera effectuée à Fort de France afin d’éviter la prolifération d’animaux nuisibles et éviter tout risque sanitaire. Un grand rassemblement est prévu ce vendredi soir au Grand Carbet du Parc Floral à Fort de France, en présence des représentants du LKP de Guadeloupe.
Bonjour,
Certains éléments n’apparaissent pas ou ne sont a jour, le problème est cours de résolution.
A noter aussi pour cause de maintenance et mise à jour du 20 au 23 janvier 2008,
le site sera parfois long a charger voir inaccessible.
veuillez nous en excuser d’avance
Introduction :
Aimé CESAIRE, dans sa « Lettre à Maurice Thorez » », déclarait que « ce n’est ni le marxisme, ni le communisme » qu’il reniait, « que c’est l’usage que certains ont fait du marxisme et du communisme » qu’il réprouvait.
Il précisait vouloir mettre « marxisme et communisme » au service des peuples noirs « et non les peuples noirs au service du marxisme et du communisme ».
Les circonstances ont voulu qu’Aimé Césaire après sa démission du Parti Communiste Français ne crée pas un Parti Communiste Martiniquais mais le Parti Progressiste Martiniquais.

LETTRE OUVERTE AUX ÉLUS DU CONGRÈS ET AU PEUPLE MARTINIQUAIS
ENGAGEONS-NOUS RÉSOLUMENT
SUR LA VOIE DE LA RESPONSABILITÉ !
1848-2008 :160e ANNIVERSAIRE DE LA REVOLUTION ANTIESCLAVAGISTE DU 22 MAI 1848
PARTI COMMUNISTE MARTINIQUAIS
En hommage à Aimé CESAIRE , « Chantre de la Négritude » ou « Nègre fondamentale » , le journal justice vous propose l’éditon justice N°17 en téléchargement libre ici .
Le conflit des agents de sécurité est terminé. Tard dans la soirée de lundi, après plus de 10 heures de discussion, un accord a été conclu entre les grévistes et leurs patrons. Il prévoit l’octroi de primes ou encore la prise en charge partielle d’une mutuelle par les employeurs. Les agents de sécurité étaient mobilisés en Martinique depuis plus de deux semaines pour obtenir une amélioration de leurs conditions de travail et de leurs rémunérations.
L’inquiétude grandissante pour la famille d’un fonctionnaire guadeloupéen de l’Agence Française de Développement victime d’un kidnapping vendredi soir en Haïti. En poste dans l’île depuis février dernier, l’homme est employé comme assistant technique du ministère des travaux publics haïtien. Ses ravisseurs demandent une forte rançon pour sa libération.
Grosse affluence ce vendredi matin sur la plage du bourg de Sainte Marie. Des dizaines de personnes, dont de nombreux lycéens, se sont amassés pour observer une tortue de mer géante, venue pondre sur la plage. Un gros embouteillage a été signalé sur place. Après sa ponte, la tortue a été escortée vers la mer par les gendarmes.
L’auteur présumé d’un braquage à l’arme blanche en fin de semaine dernière devra comparaître de nouveau devant la justice. Ce lundi, le tribunal correctionnel a décidé de renvoi de l’affaire en attendant l’expertise psychiatrique du prévenu. L’individu, criblé de dettes de jeu, avait utilisé un couteau pour blesser la gérante et s’enfuir avec 200€.
C’est désormais au service des soins intensifs que Maurice Louchez poursuit sa grève de la faim. L’ancien directeur du Crédit Agricole ne s’est plus alimenté depuis 22 jours maintenant. Il a été évacué en fin de semaine dernière au CHU de Fort de France. Les pourparlers se poursuivent entre les dirigeants de la banque verte et les avocats de Maurice Laouchez, alors que l’on attend la décision de la Cour de Cassation. Pour le docteur Félix Doutoune, son médecin, la poursuite de cette grève de la faim risque d’aggraver son état de santé.
Nouvelle hausse des prix du carburant depuis 24 heures. Sur la base des variations du prix du pétrole brut, la préfecture vient de réajuster les tarifs. Plus un centime d’euros à la pompe. Le super sans plomb passe à 1€38 le litre et 1€08 pour le gazole. A noter que la bouteille de gaze domestique grime de 67 centimes, pour atteindre désormais 22€72 l’unité.
48 heures après l’inhumation d’Aimé Césaire, la Martinique reste encore sous le coup de l’émotion suscitée par sa disparition ! A La Mairie de Fort-de-France, le personnel est toujours sous le choc de cette disparition mais une idée est en train de faire son chemin pour pérenniser l’œuvre de l’ancien maire : la création d’une fondation Aimé Césaire. Le projet n’est pas neuf puisqu’il se base association déjà existante. Affaire à suivre…
Aime Césaire a rejoint sa dernière demeure ce dimanche soir peu après 19h. Le chantre de la négritude a été inhumé au cimetière de la Joyau en présence de milliers de personnes dont beaucoup ont accompagné à pied le cortège funéraire depuis le stade Pierre Aliker.
La cérémonie des obsèques nationales au stade Pierre Aliker aura duré près d’une heure. Après la minute de silence observée, une seule prise de parole a été effectuée. Celle de son ami de toujours et ancien premier adjoint, Pierre Aliker. Six artistes antillais, africains et haïtiens ont ensuite rendu hommage au poète au cours d’une lecture de quelques extraits de son œuvre.
La délégation ministérielle était menée par le chef de l’Etat en personne, Nicolas Sarkozy. Autour de lui, plusieurs ministres dont Michèle Alliot-Marie et Rama Yade… La délégation socialiste était également présenté, emmenée par le 1er secrétaire du PS, François Hollande.
La cérémonie des obsèques nationales d’Aimé Césaire a également été suivie en direct à Paris. Près de 1300 personnes s’étaient regroupées devant l’écran géant installé sur le parvis de l’hôtel de ville.
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