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JUSTICE 89e Année Edition N°40 Jeudi 1er Octobre 2009

   Ecrit par : Webmaster - Justice   in Edition

Justice 40_Presse

SOMMAIRE

Sa ka Pasé . . . . . . . . . . .p. 2
Edito . . . . . . . . . . . . . .p. 2/3

- etats Généraux de la Martinique
Economie . . . . . . . . . . . .p. 4
- cinisme de total caraïbes
Social . . . . . . . . . . . . . . .p. 5
- taxi-cos
- extension des interdictions de pêche
Politique-Eco . . . . . . .p. 5/7
- petit rapport des etats Généraux
tribune . . . . . . . . . . .p. 8/9
- cohérance, efficacité, responsabilité
débat Statutaire . . . .p. 9/11
- information partisane d’rfo
- la responsabilité martiniquaise
- Moratoire de serge letchimy
France . . . . . . . . . . .p. 12/13
- bourses des pauvres siphonnées
- chasse aux immigrés
dans le Monde . . . . .p. 13/14
- G20 de pittsburgh
Annonces Légales . .p. 14/19
Culture . . . . . . . . . . . . .p. 20
- les editions lafontaine : 15 ans
- nouvelle album d’edmond Mondésir

EDITO

ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA MARTINIQUE : LA SYNTHÈSE NE PEUT QUE RENFORCER NOTRE CONVICTION AUTONOMISTE

France-Antilles a publié le mercredi 23 septembre la synthèse des États généraux de la Martinique sous forme d’un supplément gratuit de 64 pages. Ce faisant, ce quotidien a voulu sans aucun doute manifester sa volonté que tous les Martiniquais soient informés des résultats de ces travaux, organisés, rappelons-le, à l’initiative du président de la république comme réponse au puissant mouvement qui a ébranlé l’ensemble des DOM et plus particulièrement la Guadeloupe et la Martinique en février mars 2009.

Justice salue cette volonté d’informer, tout en se demandant qui a supporté réellement le coût financier d’une telle opération de communication, et en déplorant que les travaux du Congrès des élus de la Martinique n’aient pas eu droit à la même publicité.

La synthèse a été élaborée à partir des travaux de chacun des 5 ateliers, mais également sur la base de documents préexistants présentés dans une bibliographie où il est fait référence notamment à l’Agenda 21 du Conseil Général et au Schéma Martiniquais de Développement Economique (SMDE) du Conseil Régional.

Justice procédera à une analyse détaillée de ce document de synthèse, dont nous pouvons dire d’emblée qu’il ne peut que conforter notre conviction que l’avenir de la Martinique dépend d’abord des Martiniquais d’une part, et qu’il est vain de vouloir séparer l’économique du politique et du culturel d’autre part. Nous sommes tous au pied du mur, condamnés à avancer sous peine de régresser et de conduire le pays à la catastrophe. Le Parti Communiste Martiniquais, partisan de l’autonomie de la Martinique, n’a jamais cessé de plaider pour un développement endogène et pour que le peuple martiniquais soit responsable de la conduite de ses affaires propres. La synthèse des Etats généraux révèle une unanimité autour du concept de développement endogène et de l’idée de la responsabilité politique, appelée “gouvernance”. Un consensus, est-il écrit, “est apparu sur l’objectif de mettre fin à l’incertitude institutionnelle au moyen d’une consultation populaire”. Et l’auteur de la synthèse d’ajouter : “L’importance de cette question nécessite des explications, ce qui paraît militer en faveur d’une consultation non précipitée”.

La non précipitation : voilà l’élément clef de la future consultation populaire, quelque puisse être le choix que le gouvernement proposera aux Martiniquais. En effet, c’est Nicolas Sarkozy qui est le maître dans cette affaire. En tout cas, la synthèse indique que bien que l’option de l’indépendance ait été avancée par certains participants, il s’est dégagé une majorité en faveur d’une simplification  institutionnelle et de la création d’une collectivité unique. Les divergences entre tenants de la collectivité unique concernent le cadre dans lequel celle-ci pourra s’inscrire ainsi que les modalités de sa mise en place. Et là, on retrouve des positions bien connues des Martiniquais :
1) “demeurer dans le cadre actuel de l’article 73 de la Constitution française” ;
2) “inscrire cette collectivité unique dans le cadre de l’article 74 de la Constitution, c’est-à-dire obtenir un régime d’autonomie” ;
3) “évoluer progressivement vers l’autonomie sur la base d’un nouvel article de la Constitution, ce qui veut dire de commencer par expérimenter les nouvelles compétences obtenues dans le cadre de l’article 73, puis de s’inscrire dans le nouveau cadre après quelques années d’expérimentation”.

Que se passe-t- il concrètement sur le terrain politique et celui de la communication en Martinique au jour d’aujourd’hui ? On constate qu’il s’est créé objectivement un front du 73 réunissant la droite, la fédération socialiste et le “PPM nouveau”. Durant les Etats généraux, certains socioprofessionnels, dit la synthèse, “ont marqué leur préférence pour une consultation organisée dans de brefs délais”, et ont “évoqué l’hypothèse d’une consultation référendaire, dont l’issue fixerait définitivement le statut de la Martinique”.

Ainsi, le patronat, la droite et le “PPM nouveau”, même s’ils se sont pas d’accord sur l’idée d’un référendum qui aurait fixé une fois pour toutes le statut politique de notre pays, veulent-ils tous une consultation populaire rapide, alors que le rédacteur de la synthèse préconise la non précipitation. S’ils sont aussi pressés, ce n’est pas tant pour mettre un terme à “l’incertitude institutionnelle”, que pour éviter que le peuple martiniquais, en pleine crise sociétale et dans la tourmente provoquée à l’échelle de la planète par le système capitaliste, ait le temps d’être bien informé, de comprendre les enjeux et les changements qu’implique l’autonomie dans le cadre de l’article 74.

Le “PPM nouveau”, en s’alliant de la sorte à la droite, prend une lourde responsabilité. Il le fait parce qu’il n’a jamais élaboré le moindre projet économique et social pour une Martinique autonome. Rappelons qu’il a tourné le dos au combat politique pour l’autonomie suite à la victoire de François Mitterrand en 1981, assistant sans broncher à la poursuite du “génocide par substitution” dénoncé par le “leader fondamental”. Et maintenant, il nous propose une chimère construite sur l’illusion qu’à lui tout seul il pourra créer un rapport de forces tel que le gouvernement français se verra contraint de modifier la Constitution pour la seule Martinique, afin que celle-ci obtienne une “autonomie constitutionnalisée”. Il pense pouvoir obtenir sa “vraie autonomie” dans 5 ou 6 ans, quand les deux leaders actuels que sont Claude Lise et Alfred Marie-Jeanne seront sur la touche, à cause de l’âge.

Militants PPM de gauche, réveillez vous. Rejoignez ceux qui mènent le vrai combat pour la   responsabilité martiniquaise, celui de l’autonomie dans l’article 74.

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Cet article a été publié le Dimanche 4 octobre 2009 à 9 h 00 min et est classé dans Edition. Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article en vous abonnant au flux RSS 2.0 des commentaires. Les commentaires sont fermés mais vous pouvez faire un trackback depuis votre propre site.

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