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JUSTICE 89e Année Edition N°37 Jeudi 10 Septembre 2009

   Ecrit par : Webmaster - Justice   in Edition

Justice 37_Presse

Sommaire

Sa ka Pasé . . . . . . . . . .p. 2

Edito . . . . . . . . . . . . . . .p. 3
- Face à la crise
Eco-Social . . . . . . . . . .p. 4
- A.T.V.
- r.s.T.A.
Luttes Sociales . . . . . . .p. 5
- rentrée du collectif du 5 Février
- grève aux urgences du c.h.u.
Société . . . . . . . . . . . . .p. 6
- lycées : 54 chantiers en cours
Politique Eco . . . . . . . . .p. 7
- prix des carburants
Politique . . . . . . . . . .p. 8/9
- objectif 74
- guyane/martinique : même combat
France . . . . . . . . . . .p. 10/11
- Taxe carbone
Dans le Monde . . . .p. 11/12

- gabon : coup d’etat électoral ?
- Nouvelle bavure en Afghanistan
- le libéralisme en échec
- myanmar : conflit en territoire shan
Annonces Légales .p. 13/15
Portrait . . . . . . . . . . . .p. 16

- l’Abbé grégoire

EDITO

FACE A LA CRISE : DAVANTAGE DE RESPONSABILITÉ MARTINIQUAISE

La rentrée 2009 est manifestement placée sous le signe de la
morosité et de l’angoisse, aussi bien en France qu’en Martinique.
La crise du système capitaliste mondial, dont certains, ici, pensaient
qu’elle allait nous épargner, est en train de semer le désespoir
dans notre Martinique, augmentant les effets négatifs du système
départemental -colonial à bout de souffle, historiquement condamné.
Ses signes sont de plus en plus évidents : fermetures d’entreprises,
chômage croissant, rareté et cherté du crédit, baisse de la
consommation, augmentation de la pauvreté, de la violence et de la
délinquance.

Il y a longtemps que la Martinique est malade, malgré son apparence
de richesses et de prospérité, en dépit de son vernis de
modernité. Son économie, basée essentiellement sur des transferts
de fonds publics, est factice et par conséquent d’une extrême fragilité.
La consommation de produits importés de France, de l’Union
Européenne et du reste du monde en est le principal moteur, un moteur
alimenté précisément par ces fonds publics. Nous dépendons de
l’extérieur dans tous les domaines, y compris dans celui, décisif, de
l’alimentation. Certes, dans le monde globalisé dans lequel nous
vivons, aucun pays n’est vraiment indépendant des autres. Mais,
outre qu’il y a dans cette interdépendance les dominants et les
puissants d’une part, les dominés et les faibles d’autre part, dans
notre cas, la dépendance est totale et aliénante à l’extrême.

La départementalisation, réclamée et obtenue par les communistes
martiniquais au lendemain de la seconde guerre mondiale, a
indéniablement signifié progrès social, davantage de justice et de
démocratie pour la Martinique, ainsi que pour les trois autres
“vieilles colonies” françaises. Mais outre que les avantages sociaux
ont dû être arrachés par la lutte syndicale et politique,
que la répression policière est restée la norme jusqu’à l’élection
de Mitterrand en1981, force est de constater que la
structure économique est demeurée coloniale.

Nous voilà donc maintenant confrontés à une réalité héritée
d’un passé colonial non encore entièrement révolu,
aggravée par la crise du système capitaliste. C’est dire
que la voie de l’avenir est incertaine et étroite.

Mais faut-il se résigner pour autant, se croiser les bras et
subir passivement ? Non ! L’avenir est dans la lutte, dans l’action.
Et cette action a nécessairement une dimension politique. En l’occurrence,
il s’agit pour le peuple martiniquais d’accéder à la Responsabilité
politique afin de gérer de manière autonome ses problèmes
internes, dans le cadre de la République française.

Soyons clairs : il ne s’agit pas dans la phase historique actuelle
d’indépendance, mais d’autonomie. Le congrès des élus a fait le
choix d’une évolution statutaire dans le cadre de l’article 74 de la
Constitution. Le président de la République, dans son discours à
l’aéroport Aimé Césaire, a dénoncé un certain nombre de
contre vérités véhiculées à propos de cet article 74, aussi bien par la
droite que par une certaine “gauche” prétendument autonomiste.
Maintenant, la balle est dans son camp, comme on dit familièrement,
puisque lui seul a le pouvoir de décider de la date de la
consultation populaire et de la question à laquelle devront répondre
les Martiniquais.

Il est évident que, malgré la gravité et l’urgence des multiples problèmes
dont souffre notre pays, cette consultation ne saurait se
faire dans la précipitation, sans une nécessaire et patiente campagne
d’explication. Parmi ces problèmes, il y a celui
de la vie chère, de la profitasion , fortement dénoncé par le puissant
mouvement de février-mars. La Martinique attend les décisions
gouvernementales suite aux fameux états généraux décrétés par
Nicolas Sarkozy. Au Parti Communiste Martiniquais, nous
sommes particulièrement sensibles à la question de l’augmentation
du prix des carburants, question indissociable de celle du
maintien en activité de la Sara et de la sauvegarde de l’emploi des
pompistes.

Nous réaffirmons notre opposition à toute décision politique dont la
conséquence serait la suppression de tous ces emplois liés aux
hydrocarbures et le démantèlement de la structure que constitue
la Sara.

La Martinique a besoin de créations et non de destructions. Elle a
besoin de responsabilité et d’unité. Aussi le PCM renouvelle-t-il son
appel au rassemblement de tous les autonomistes, un appel qui
s’adresse en particulier aux militants PPM de base, qui ne doivent
pas se laisser séduire par le mirage de la “troisième voie”, nouvelle
version du moratoire de 1981.

M. Belrose

M. Belrose

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Cet article a été publié le Mercredi 9 septembre 2009 à 23 h 55 min et est classé dans Edition. Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article en vous abonnant au flux RSS 2.0 des commentaires. Les commentaires sont fermés mais vous pouvez faire un trackback depuis votre propre site.

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