
Sommaire
Sa ka Pasé . . . . . . . . . . p. 2
Edito . . . . . . . . . . . . . . .p. 3
- sara : autonomie énergétique
Luttes Sociales . . . . . . .p. 4
- avenir des assistants d’éducation
- Patrons sous haute surveillances
Economie . . . . . . . . .p. 5/6
- Prix Bc Ba
- Baisse des prix : le collectif vigilant
- livret a en danger
- rénumération des grands patrons
Eco-Social . . . . . . . . .p. 7/9
- moralisation du capitalisme
- décidons nous-même de notre futur
- rapport Boillet
Politique . . . . . . . . .p. 10/12
- la lodeom votée par l’assemblée
- intervention de a. marie-Jeanne
- les états généraux
Dans le Monde . . . . . . .p. 13
- sommet de l’alba
- cuba : vers la fin de l’embargo ?
Culture . . . . . . . . . . . .p. 14
- Film : la Première etoile
Annonces Légales .p. 15/19
Culture . . . . . . . . . . . .p. 20
- akio au Grand carbet
- “dézagréman” au lamentin
La sara est indispensable à notre économie et à notre autonomie énergétique.
Faut-il laisser la Sara poursuivre
ses activités de raffinage du pétrole
brut ou la transformer en
simple dépôt de carburant importé
de France? A cette question,
le Parti Communiste répond
sans hésiter que la Sara doit
continuer à approvisionner les
Antilles et la Guyane en essence
et en gaz, en raffinant elle-même
le pétrole qu’elle importe. Il s’agit
là d’un problème économique, social
et politique auquel les Martiniquais
doivent accorder la plus
grande attention.
La Sara est certes une entreprise
capitaliste, et comme toute entreprise
capitaliste, le profit est son
objectif principal. Mais faut-il pour
autant la clouer au pilori, au nom
du libéralisme, comme Yves Jégo
l’a envisagé récemment sur la
base de ses seuls préjugés et
dans une perspective démagogique?
Non, en tout cas pas
avant qu’une étude objective ne
soit réalisée pour déterminer son
éventuelle part de responsabilité
dans le complexe problème de la
vie chère chez nous. A cet égard,
le “rapport Bolliet” dont notre camarade
Michel Branchi, économiste
dit dans Justice du 20 avril
qu’il “va à l’encontre des idées reçues
sur le monopole abusif de la Sara”, est
venu à point nommé pour faire
tomber les préjugés, balayer les
jugements hâtifs, rappeler la nécessité
de l’objectivité dans l’examen
des dossiers économiques
et autres. L’article de Branchi
montre clairement que la Sara
n’est pas la sangsue qu’on prétend
qu’elle est, qu’elle ne s’enrichit
pas abusivement et
scandaleusement sur le dos des
Antillais et des Guyanais.
Le “rapport Bolliet” est en réalité le
pré-rapport de la mission d’audit
sur les carburants dans les DOM.
Le rapport définitif qui en résultera
appellera nécessairement
une décision du pouvoir politique,
décision sur laquelle les peuples
concernés par la Sara devront
peser à travers l’action de leurs
élus, syndicats et organisations
politiques.
Sont en jeu, en effet, des centaines
d’emplois -directs et indirects-
en Martinique, ainsi que
l’autonomie énergétique des trois
DFA (Départements Français
d’Amérique). Si la SARA cesse
ses activités de raffinage, des
emplois seront automatiquement
sacrifiés et nous dépendrons
pour notre approvisionnement en
essence, fuel et gaz de la production
européenne. Serait-ce
une avancée ou un recul? Ce serait
un retour en arrière et le sacrifice
inutile d’installations
modernes où des ouvriers, techniciens,
ingénieurs et cadres administratifs
antillais apportent
chaque jour la preuve de leur
compétence.
On pourrait croire que, acheter
pour acheter, il serait plus rentable
de s’approvisionner en essence
dans la région caraïbe ou
en Amérique du Nord. Mais ce
serait oublier l’Europe et ses
normes contraignantes. Nous
sommes des “Européens tropicaux”
et l’essence produite par exemple
au Venezuela et à Trinidad n’est
pas jugée digne d’être utilisée
dans nos véhicules. Dommage
que notre “mère patrie” la France
n’ait pas été aussi soucieuse de
notre santé et de la protection du
milieu naturel dans la triste affaire
du chlordécone!
La question de la production sur
place de l’essence ou de son importation
est indissociable de
celle de sa distribution. L’on sait
qu’il est envisagé d’installer aux
Antilles et en Guyane des
pompes automatiques, qui auraient
pour effet de faire économiser
au client quelques
centimes sur chaque litre acheté,
mais parallèlement de supprimer
plusieurs centaines d’emplois
dans chaque pays .
Nos peuples gagneraient-ils à
consommer une essence un peu
moins chère tout en sacrifiant ces
emplois? Ne vaut-il pas mieux
payer l’essence un peu plus cher,
rouler moins éventuellement, et
sauvegarder ainsi l’emploi des
pompistes? La modernité capitaliste
a certes des avantages,
mais elle est aussi dévastatrice
économiquement et socialement.
Nous en avons déjà beaucoup
souffert!
Pour ces multiples raisons, le
Parti Communiste Martiniquais
s’oppose à la paralysie de cet
outil de production qu’est la Sara,
même s’il est conscient que se
pose le problème de la transparence
des prix pratiqués par elle
et de leur éventuelle baisse. Il dit
“non” à l’installation de pompes
automatiques, facteur de chômage.
M.Belrose



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