Ecrit par : Webmaster - Justice in Histoire
Louis Delgrès est né le 2 août 1766, à Saint-Pierre (Martinique) et décédé le 28 mai 1802, Grand Parc – Saint-Claude (Guadeloupe).
Officier rebelle et opposant déterminé au rétablissement de l’esclavage en Guadeloupe en 1802, il fut l’un des personnages les plus prestigieux de l’histoire de la Guadeloupe.
Il sert dans l’armée des républicains français à la Martinique et accède en 1793 au grade de Capitaine à titre provisoire.
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Ecrit par : Webmaster - Justice in Histoire
DISCOURS
Prononcé par:
Georges GRATIANT
Maire du Lamentin
Aux obsèques de :
Suzanne, Eulalie, MARIE-CALIXTE
24 ans, couturière, quartier « Florinde »
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ÉMANCIPATION DES HOMMES PAR LA TRANSFORMATION DE LA SOCIÉTÉ.
NOTRE PLUS PROFONDE RAISON DE VIVRE
Des son premier numéro « Justice » prononce un engagement solennel : il sera la voie des travailleurs et l’instrument de leur organisation syndicale et politique. Plus précisément,il annonce qu’il sera le guide et le porte-parole de la classe ouvrière durement prolétarisée et unifiée dans les champs de canne et les usines par un patronat qui ne connaît pas,à ce moment là,le frein de la légalité.
Il tiendra parole en affrontant, avec les travailleurs, grèves et élections sanglantes, protestations populaires où le forces de répression feront des tués jusqu’aux années 70.
Ce seront les amendes et les saisies périodiques, les condamnations prononcées par des juges stipendiés et parfois l’assassinat pur et simple.
Mais,grâce aux combats menés par les travailleurs guidés par notre journal,une législation sera imposée dans le monde du travail et nous connaissons aujourd’hui une avancée démocratique qui constitue un progrès par rapport à la situation coloniale du début du siècle.
Aujourd’hui l’arme est là, intacte entre nos mains, en d’autres mains. Mais, fidèle à son passé de lucidité et de fermeté, « Justice » peut dire qu’il n’a pas démérité, qu’il a tenu son engagement. Modifiant selon l’évolution démocratique des masses l’objectif politique immédiat, passant par exemple de la politique de départementalisation à la politique d’autonomie.
Quant à l’objectif final -l’émancipation des hommes par la transformation de la société-il est, comme dans le passé, dans le cœur de chacun de nous et constitue notre plus profonde raison de vivre.
Aujourd’hui, avec une classe ouvrière éclatée, une économie compliquée par l’intervention imprévisible des machines, notre lutte est plus compliquée et « Justice » doit affronter des problèmes plus difficiles à maîtriser. Mais son glorieux passé de lucidité et d’efficacité est un gage pour une heureuse contribution à la lutte des travailleurs de l’époque nouvelle.
Je n’ai pas cité de noms dans cette traversée du siècle par notre journal. Nous avons été tous à la peine, tous nous pouvons nous féliciter que « Justice » soit vivant entre nos mains. Mais il serait inconvenant de ne pas rappeler 2 ou 3 noms : MONNEROT, DEL, BISSOL, SYLVESTRE, NICOLAS….
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JULES MONNEROT
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Ecrit par : Webmaster - Justice in Histoire
Nous publions ci-après un article d’Aimé Césaire du 2 février 1956 sur le rapport de la XI ème Conférence fédérale d’août 1955 de la Fédération de la Martinique du Parti Communiste Français (PCF) de Camille Sylvestre. L’intérêt de cet article c’est qu’Aimé Césaire y explique son accord avec la politique de la Fédération communiste exprimée par Camille Sylvestre, à savoir que la Martinique, malgré la départementalisation est une colonie ; qu’elle subit une oppression coloniale et impérialiste de la France, oppression économique, politique, sociale et culturelle ; ainsi que la discrimination raciale. Et il dit son accord sur le nouveau mot d’ordre adopté par la Parti Communiste pour les élections législatives de janvier 1956, à savoir la gestion de leurs propres affaires par les Martiniquais. On sait que Aimé Césaire a démissionné du PCF en octobre 1956 avec pour motifs, entre autres, que les communistes ne tenaient pas suffisamment en compte la situation spécifique de la Martinique et leur assimilationnisme. Article à verser au dossier de l’Histoire politique de la Martinique et au chapitre « Vérité ».
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L’IMPORTANCE DE L’EVENEMENT
Quand Paul VERGES, au nom de toutes les délégations présentes, eut donné lecture de la déclaration finale, quelqu’un dit dans le public :
« Nous venons d’assister à une grande chose »
Personne ne se trompe sur l’importance de l’évènement.
Elle est grande.
Le branle-bas chez l’adversaire avec ses réunions convoquées à la hâte ; l’avalanche de motions « patriotiques », notamment dans l’île de la Réunion,l’impossibilité pour l’O.R.T.F. et la « grande presse » de faire le silence sur notre Convention ;autant d’indices de la grande portée qu’auront ces trois journées d’Août.
Dans ces dernières années, la lutte pour l’autonomie dans nos quatre pays a marqué des progrès certains.
Sur ces progrès, il fallait faire le point d’une part et le faire ensemble, Guadeloupéens, Guyanais, Martiniquais et Réunionnais réunis.
Il fallait d’autre part déterminer ensemble de quelle manière faire faire de nouveaux progrès à notre cause commune qui est celle de nos masses laborieuses et de nos peuples.
Trois journées de travail intense et responsable pour répondre aux questions que des centaines de milliers de gens se posent aujourd’hui dans nos pays.
Sur quels principes se fonde la revendication de l’autonomie ?
Quelle autonomie ?
L’autonomie pour quoi faire ?
Autrement dit : quels principes ? Quel statut ? Quel programme ? Comment changer de statut ?
Sur ces quatre points, la Déclaration finale répond.
Mais elle ne dit pas tout.
Un texte nécessairement ramassé ne peut contenir l’intégralité de ce qui ressort de cet échange d’expériences entre 4 peuples
C’est en popularisant la Déclaration, en expliquant et en développement, que nous en tirerons pour les masses populaires, toute la richesse.
Et de même qu’au Morne Rouge, nous, partisans martiniquais de l’autonomie, nous avons travaillé ensemble. C’est ensemble que nous devons dans la période qui s’ouvre, mener le combat d’explication pour rendre irrésistible la volonté des masses d’arracher l’autonomie que nous avons définie.
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Introduction :
Aimé CESAIRE, dans sa « Lettre à Maurice Thorez » », déclarait que « ce n’est ni le marxisme, ni le communisme » qu’il reniait, « que c’est l’usage que certains ont fait du marxisme et du communisme » qu’il réprouvait.
Il précisait vouloir mettre « marxisme et communisme » au service des peuples noirs « et non les peuples noirs au service du marxisme et du communisme ».
Les circonstances ont voulu qu’Aimé Césaire après sa démission du Parti Communiste Français ne crée pas un Parti Communiste Martiniquais mais le Parti Progressiste Martiniquais.
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